Recherche > Les projets de recherche


Les effets du changement climatique sur les ressources en eau

D’une échelle globale à l’échelle de la Seine

La détermination de l’impact du changement climatique sur les ressources en eau constitue un enjeu majeur pour le XXIe siècle auquel les scientifiques doivent répondre afin de permettre la mise en place d’outils de gestion adaptés à cette nouvelle situation.

C’est dans cette optique que le programme Seine- Aval a initié un projet d’expertise collective sur les effets du changement climatique de l’échelle globale à celle de la Seine.

La synthèse de ce projet montre que même si les effets du changement climatique peuvent être perçus de manière diverse suivant les régions du monde ou même selon la nature des outils utilisés, il existe un consensus sur certains points :
  • sur le principe même de l’existence de ce changement, observable dans l’augmentation de la température mais également dans la modification des précipitations,
  • sur les conséquences potentiellement importantes du changement climatique sur les stocks d’eau et les écosystèmes aquatiques (changement du débit des fleuves, du niveau des nappes souterraines, élévation du niveau de la mer, augmentation de la température de l’eau et modification de la qualité de l’eau).

A l’échelle de la Seine, les études réalisées dans différents programmes scientifiques (Seine Aval, GICC Seine, RexHySS) montrent clairement, à l’horizon 2100 :
  • une augmentation de la température (+2 à +4°C)
  • une diminution des précipitations (-12% en moyenne),
  • une diminution du débit moyen de la Seine (-16 à -36%),
  • une diminution des réserves en eau souterraines (recharge des aquifères : -2 700 Mm3/an).

En ce qui concerne l’élévation du niveau marin, il est constaté depuis 1938 (année des premières mesures) une élévation du niveau de la mer de +1,8 +/-0,4 mm par an. Cette élévation du niveau marin se poursuivra à l’horizon 2100. L’incertitude sur cette élévation reste assez grande : de +18 à +27 cm pour la valeur minimale à partir de la tendance observée à +1 m pour la valeur haute intégrant un phénomène de surcôte (source : GIEC)