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ECOTROP

Une école de terrain en écologie tropicale dans le parc national de la Lopé (Gabon)


L’école de terrain ECOTROP est organisée chaque année par l’Université de Rouen et l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (Franceville), en collaboration avec l’Université de Rennes 2, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) et le Centre International de Recherche Médicale de Franceville (CIRMF). La formation, « Ecosystèmes et paysages culturels reliques de Lopé-Okanda », se déroule dans le parc national de la Lopé, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les participants sont accueillis dans les locaux du CEDAMM (Centre Educatif Docteur Alphonse Mackanga Missandzou), centre de formation géré par la WCS (Wildlife Conservation Society).

Cette formation originale permet de réunir, pendant près de deux semaines, une équipe pédagogique mixte nord-sud issue des différents organismes participants, ainsi qu’une sélection d’étudiants (niveau master) et de personnels (formation continue) issus des universités et des organismes partenaires. Deux grandes thématiques interconnectées constituent le fil conducteur de la formation : l’appréhension de la biodiversité et la reconstitution des paléoenvironnements. Sur place, les étudiants suivent des cours théoriques relevant des différentes spécialités, et des enseignements pratiques sur le terrain et en laboratoire : géolocalisation et cartographie, techniques de piégeages d’insectes, échantillonnage de la faune du sol, échantillonnage des profils pédologiques, carottage sédimentaire dans les marais, tri des récoltes et des prélèvements, identification des espèces, préparation des échantillons pour les analyses ultérieures.

Cette école de terrain relève d’un objectif clairement affiché : familiariser les étudiants aux réalités du terrain en milieu équatorial et les former aux principales techniques d’observation et de prélèvement en écologie, en pédologie et en sédimentologie. En effet, le travail de terrain, notamment l’échantillonnage, constitue souvent la première étape de la recherche scientifique dans le domaine des sciences de l’environnement. En outre, il est fondamental de sensibiliser les étudiants à l’indispensable adéquation entre les conditions de prélèvement des échantillons et les questions scientifiques qui seront ultérieurement traitées à partir d’analyses en laboratoire.

Par sa localisation dans un site naturel exceptionnel, cette école de terrain doit fournir une première expérience de la recherche en milieu équatorial. Par son audience auprès de stagiaires européens et africains, cette école vise également à former un contingent de jeunes diplômés, susceptibles de poursuivre leur cursus universitaire ou d’être recrutés par des opérateurs publics ou privés. Par la mutualisation des travaux de terrain, ce dispositif fournit les supports à des masters et des thèses en cotutelle. Par le nombre et la qualité des partenariats établis, il doit permettre de développer des coopérations nouvelles autour de projets fédérateurs dans le domaine des sciences de l’environnement. Par son caractère pluridisciplinaire et son ouverture à des équipes implantées en Afrique centrale, cette école de terrain contribuera à promouvoir les partenaires sur la scène internationale.